Le cuir de chèvre

Fini les cuirs d’animaux exotiques tel que l’autruche ou le crocodile, aujourd’hui, nous découvrons – ou redécouvrons – le cuir de chèvre. Autrefois, largement utilisé pour les reliures de livre, il est tombé longtemps en désuétude avant de revenir nous charmer par ses qualités de résistance et son talent polymorphe.

cuir de chèvre

La densité fibreuse du derme caprin lui donne une résistance et une solidité nettement supérieures à ses concurrents. Sa fermeté, surtout lorsqu’il a été tanné par des agents végétaux, en fait un matériau intrinsèquement structurant. Pour autant, la taille réduite de ses peaux le réserve aux seuls secteurs de la petite maroquinerie, la ganterie, la chaussure et accessoirement l’habillement.

Les peaux proviennent en grande partie de pays asiatiques, et notamment l’Inde, réputée pour la régularité et la fiabilité de sa filière tant du point de vue de la qualité que de la quantité. Elles arrivent ainsi déjà tannées dans les tanneries françaises et européennes. Les peaux subissent un retannage qui permet entre autre de nourrir le cuir pour en apprécier la qualité et effectuer un premier tri par catégorie. Viennent ensuite les phases de teinture et de finissage qui leurs donnent leurs couleurs et leurs aspects finaux. Et en la matière, le cuir de chèvre est un support idéal. Il se prête à toutes sortes de traitement qui lui confèrent une multitude d’apparences : grainé, liégé, crispé, velouté, métallisé, rectifié, souple, raide, nacré ou perforé. Et tout ça sans perdre de son incroyable résistance !

Source : Le monde du cuir

Crédit photo : Tannerie Pechdo

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