Quelques idées reçues sur le cuir

Au moment de l’achat d’un nouveau salon, lorsque le choix se porte sur un revêtement cuir, il arrive que l’on soit freiné dans la décision par de petites affirmations entendues ici et là : « le cuir, c’est fragile ». « Avec le temps, le cuir se craquelle ». « Le cuir, c’est froid en hiver et chaud en été ».

Aujourd’hui, on reparle de toutes ces idées reçues sur le cuir pour démêler le vrai du faux. Mais avant tout, rappelons qu’il faut bien distinguer le vrai cuir haut de gamme (pleine fleur, plongé, aniline ou semi-aniline) des cuirs de qualité plus médiocre (fleur corrigée et pigmenté). Les fausses appréciations sur le cuir découlent bien souvent de la grande différence qui existe entre ces deux types de cuir.

CANAPES DUVIVIER - CANAPE CUIR

Le cuir, c’est fragile.

Faux. Pensez-vous vraiment que, si le cuir était si fragile que cela, il serait utilisé pour les selleries de chevaux, la maroquinerie et autrefois les blousons des aviateurs ? Non, les cuirs de qualité ne sont pas fragiles. Lorsqu’il est choisi dans une épaisseur satisfaisante (de 1,5 mm à 3 mm) et pleine fleur (le maillage des fibres est ainsi conservé intact), le cuir est à la fois souple et résistant. Les petites griffures et les marques s’estompent dans le temps, à mesure que les fibres reforment le maillage.

Ainsi, le cuir est un revêtement particulièrement adapté lorsque l’on a de jeunes enfants et/ou des animaux domestiques, sous réserve bien évidemment d’un usage normal.

Le cuir se craquelle.

Faux. C’est le film de pigments sur les cuirs pigmentés qui se craquelle, de la même façon qu’une peinture peut s’écailler. En revanche, les cuirs plongé, aniline et semi-aniline conservent durablement leur apparence de surface. Exposés à une forte chaleur (feu de cheminée, soleil d’été, …), le cuir peut s’assécher, à l’image d’un bois teinté. Il faut alors simplement l’hydrater pour lui redonner son éclat, sa souplesse et son toucher.

Le cuir, c’est froid en hiver et chaud en été.

Faux. Comme la laine ou la soie, le cuir est une matière naturelle. Il possède des qualités intrinsèques de thermorégulation, qui lui permettent de ne pas réagir aux changements de température. C’est encore, une fois, la pellicule pigmentaire appliquée à la surface des cuirs pigmentés, de qualité moindre, qui donne ce ressenti de température, ainsi que les sensations de glissement ou l’impression de « coller » au revêtement.

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