Le métier de chef d’équipe coupe / responsable magasin matières premières

Jean-Jacques est Chef d’équipe coupe et Responsable du magasin des matières premières. Chez Duvivier depuis bientôt 32 ans, il a d’abord travaillé quelques temps en couture cuir avant qu’on lui propose de prendre ce poste. Il est l’une des figures de l’entreprise. Sa mémoire aussi, il en connaît toutes les histoires. De son métier et de son équipe, il parle avec passion et fierté.

Duvivier - atelier cuir

Jean-Jacques, peux-tu nous expliquer ton métier ?

Il y a deux parties dans mon travail. Je réceptionne les matières premières, mais que les cuirs, les tissus et la quincaillerie. Les bois (ndlr : comprendre les châssis en bois), les mousses et la plume sont réceptionnés par l’atelier montage-garnissage pour qu’il puisse les contrôler. Quand je reçois les matières, je vérifie que la livraison est conforme à nos besoins en finition, en volume et en qualité. Je trie et je range dans la zone de stockage des cuirs.

L’autre grosse partie de mon travail, c’est de préparer les commandes pour mon équipe de traçeuses. Pour chaque commande, je sélectionne les peaux qui seront utilisées. Je dois faire attention à avoir une unité de teinte dans les peaux. Je dois aussi évaluer la quantité de peaux nécessaire en fonction du modèle et de la qualité des peaux. Selon qu’elles ont beaucoup de défauts ou pas, il faut parfois une ou deux peaux supplémentaires.

 Qu’est-ce qui te plait dans ton métier ?

La matière, les cuirs. C’est une belle matière, difficile à travailler parfois mais le résultat est tellement beau. Surtout le cuir Welsh de Carriat, c’est toujours magnifique.

Et puis, le travail avec mes filles, mon équipe. Je travaille avec certaines d’entre elles depuis 30 ans !!! On se connaît bien et elles sont comme moi, elles aiment travailler le cuir.

Qu’est-ce qui est difficile dans ton travail ?

Rien … si peut-être, quelques fois la manipulation de certaines peaux qui sont très lourdes et un peu raides. Le niveau d’exigence est tel que, parfois, je dois brasser beaucoup de peaux avant de trouver les bonnes pièces.

Duvivier - cuir

Comment ton métier a évolué depuis 30 ans ?

La technologie moderne avec la ligne de découpe a changé beaucoup de choses. Avant, on traçait et on coupait avec un ciseau électrique à la main. Les peaux étaient sur de grandes tables rondes pivotantes et on avait des gabarits en carton. C’était il y a 17 ans. Le volume et la qualité de la coupe ont beaucoup augmenté grâce à ça. Moi, ça me fait plus de commandes à préparer, forcément.

Il faut combien de temps pour maitriser ton métier ?

Moi, j’ai été formé par la personne que j’ai remplacée. Le travail en soi n’est pas compliqué. En six mois maximum, t’as compris. Mais la difficulté, c’est de comprendre le cuir. C’est de prendre la bonne décision avec la matière, savoir si on accepte certains défaits ou pas, savoir si il y aura assez de peaux pour faire une commande. Mais pour ça, on est pas tout seul. Il y a le patron et Dominique, la responsable commerciale. Le plus dur à maîtriser, c’est la gestion des risques.

Parmi les canapés Duvivier, lequel est ta « bête noire » ?

Il n’y en a pas. Mais ce que j’aime pas, c’est lancer un produit tout seul en coupe, un fauteuil par exemple. Il y aura beaucoup de perte sur le cuir.

Parmi les canapés Duvivier, lequel est ton préféré ?

J’aime bien les nouveaux Monaco et Philae. Pour moi, ce qui est important, c’est surtout le confort, avoir les épaules bien maintenues comme avec le Bartholdi ou le Maillol. Et puis surtout, en Welsh !!!

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